Association des Parcs et Jardins de Bretagne

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Que savez‐vous sur le m‐tourisme ? (1) Présentation générale

In nouvelles technologies on 23 février 2016 at 1806 27

Après le e‐tourisme , voilà que le m‐tourisme fait de plus en plus parler de lui. De quoi parle‐t‐on ? Tout simplement de la relation entre tourisme et numérique. Au départ, la généralisation des
ordinateurs personnels et l’usage d’internet ont conduit les professionnels du tourisme à créer des sites internet pour présenter les offres : hôtellerie, restauration, visite. On parlait, en ce temps là, il y a 5/10 ans, de e‐tourisme. Le numérique permettait de préparer le voyage.
Puis, alors que la consultation de ces sites augmentait, la technologie numérique progressait et les mobiles (smartphone, iphone) sont apparus. Le e‐tourisme est devenu du m‐tourisme. Le
consommateur se mettait à utiliser la technologie numérique avant et pendant le voyage.
En toute logique, les nouvelles découvertes numériques et surtout la multiplication des réseaux sociaux a depuis peu (1,2 an) eu des conséquences sur le tourisme. La toile est devenue un lieu d’échanges : les commentaires de satisfaction ou de dépit ne sont plus réservés aux livres d’or des hôtels ou des musées mais sont lisibles par tous. Le numérique est donc utilisé après le voyage. Un schéma permet de visualiser la boucle complète puisque les commentaires postés en fin de voyage sont utilisés par ceux qui préparent leur voyage.

‐ Avant : en comparant et sélectionnant (sites internet)
‐ Pendant : guidage GPS et aides aux visites (applications)
‐ Après: socialisation avec rédactions de critiques

NB : Cette série d’articles va présenter le sujet du m‐tourisme de façon simplifiée. Des liens sur des documents officiels ou des compte‐rendu de colloque permettront aux lecteurs passionnés
d’approfondir le sujet.

http://www.assemblee‐nationale.fr/14/pdf/rap‐info/i2556.pdf‐ Rapport d’information sur l’impact du numérique sur le tourisme français‐ 10/02/1015

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Les mousses au jardin : cultiver ou détruire ?

In Botanique, Conseils pratiques aux jardiniers on 3 février 2016 at 1503 40

 

Pour certains, les mousses font rêver. Et ainsi naissent les jardins de mousse… Pour d’autres, elles sont une espèce invasive ! Une fois implantées il est difficile de les déloger et elles se propagent sans complexe. Ainsi les pelouses, les allées, les marches en pierre, les éléments décoratifs de jardin sont rapidement recouverts d’une pellicule verte non désirée.

Mais avant de choisir s’il convient de les cultiver ou de les détruire, il est important d’apprendre à les connaître…

 

1 – Quelles sont-elles ?

Les mousses sont des végétaux non vasculaires chlorophylliens. Elles appartiennent à l’embranchement des Bryophytes, plantes primaire ne possédant ni racines ni tiges. On compte environ 20 000 espèces de mousses. Elles sont épiphytes et n’ont donc pas besoin de terre pour pousser. Elles se fixent à l’aide de petits poils, les rhizoïdes. Leur reproduction est sexuée.

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2 – Les conditions favorables

 ombre dense

exposition Nord ou Est

humidité de l’air ou du sol

terrain lourd

sol argileux, acide  ou très compact

terre carencée en magnésium, calcium et potasse

 

3 – Combattre les mousses

– Combattre l’ombre en élaguant les arbres, coupant les branches les plus basses.

– Eliminer les sources d’humidité en paillant le sol ou en le drainant.

-Alléger le sol en ajoutant du compost ou du sable. Si le sol est acide, ajouter de la chaux ou de cendres de cheminée, riche en minéraux, et ramasser les aiguilles de pin.

– Dans le cas de pelouse colonisée par les mousses, ne pas tondre les pelouses trop court et les scarifier une fois par an en replantant les zones mises à nues.

Apportez un engrais riche en potasse, magnésium et calcium si le sol est très pauvre.

– Sur une terrasse ou un banc, éliminer la mousse mécaniquement (jet d’eau à haute pression de préférence au brossage qui n’agit pas en profondeur), pulvérisez un produit hydrofuge un jour de beau temps, puis à l’automne, pulvérisez un produit anti-algues (type ammonium quaternaire) en préventif. Enfin, au cours de l’année, balayer ou dépoussiérez les lieux ou éléments décoratifs afin d’éviter que les graines ne prennent racines.

– Pour les statues et éléments décoratif,  le must est de les recouvrir l’hiver afin de les protéger du froid et de la pluie. Un nettoyage à la brosse et au savon de Marseille au printemps permet de rendre à la blancheur de la pierre son éclat.

Empereur cage  Cage en aluminium pour pose de bâche hivernale

5- Cultiver les mousses

La mousse est un constituant important des jardins japonais. Ces jardins de mousse comme celui de Kokedera à Kyoto est, dans une perspective religieuse, considéré comme apportant le calme et un état d’esprit contemplatif.

Mais en France, elle est surtout utilisée par ceux qui possèdent un terrain ombragé et humide et qui souhaitent le recouvrir d’un tapis végétal facile à entretenir.

 

On la retrouve aussi sur les toitures végétalisées en mélange avec des sedums (plantes grasses). On parle de toit végétal extensif. Ces toits végétaux font leur apparition en France car ils fournissent une bonne isolation thermique.

Pour aller plus loin sur les toits végétalisés

http://www.bretagne-energie.fr/ressources/fiches-pratiques/FichePratique_17_toitures_vegetalisees_BD.pdf

Journées d’étude Jardins, Conservation et Climat

In Expositions/ Colloques / Voyages, Gestion raisonnée des parcs et jardins on 3 février 2016 at 1301 34

 Jardins, Conservation et Climat

 jeudi 11 et vendredi 12 février 2016

 Médiathèque de l’architecture et du patrimoine, Charenton-le-Pont

Entrée libre sous réserve des places disponibles.

http://www.versailles.archi.fr/index.php?page=evenements&rubrique=fiche&id=1192

La triple vie de la coccinelle asiatique.

In Conseils pratiques aux jardiniers on 1 février 2016 at 1604 42

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Harmina axyridis est une coccinelle de grande taille importée en France par l’INRA en 1982 afin de lutter contre les invasions de pucerons. Mais, cette petite bête à bon-dieu est devenue, depuis quelques années bien envahissante !

Elle ne doit pas être confondue avec la coccinelle européenne Adalia bipunctata qui vit dehors toute l’année.

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L’été, elles jouent leur rôle en dévorant les pucerons, les psylles et les cochenilles. A l’automne, elles commencent à devenir moins sympathiques. Les maraîchers et les vignerons les trouvent sur les fruits abîmés et elles provoquent une diminution de la qualité des récoltes. Enfin, dès les premiers froids, elles entrent dans les habitations et forment des agrégats dans les angles des pièces, agrégats laissant sur les supports des tâches jaunâtres nauséabondes.

Comment explique-t-on cette prolifération ? A l’origine, lors de son arrivée aux USA en 1916, la coccinelle asiatique était incapable de résister aux températures hivernales, et à la fin de l’été, elle mourrait. Mais, au fil du temps, elle a fini par s’adapter et ne succombe maintenant qu’à un froid de – 20°C.

Il faut également ajouter qu’elle a une durée de vie de 2 ans et qu’elle pond environ 2000 œufs au cours de son existence ! L’accroissement en nombre est donc très rapide.

larve-coccinelle  La larve est facilement reconnaissable

 Pourquoi l’INRA l’a-t-elle introduite et n’a pas développé la culture des coccinelles indigènes ? La réponse soulève l’aspect économique de la lutte biologique. Les coccinelles françaises sont plus onéreuses à produire en masse et donc économiquement moins rentables. Et lors de leur introduction en 1982 leur capacité d’adaptation aux rigueurs de l’hiver n’avait pas été prise en compte.

Suite à la prolifération « inquiétante » de l’espèce, un Observatoire National des Coccinelles asiatiques a été mis en place avec des correspondants locaux afin de surveiller la progression de l’invasion. Cyril Courtial, correspondant en Bretagne m’a confirmé que depuis 2012, l’espèce était présente sur la totalité du territoire français et qu’il n’y avait plus de surveillance puisque l’invasion est totale !

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Est-elle toxique pour l’homme ? En principe non, mais certaines personnes développent des allergies et les études américaines ont montré un risque d’allergie croisé entre la coccinelle asiatique et le cafard. Certains se plaignent aussi de piqûres.

 

Comment l’empêcher d’entrer dans les maisons ? Le calfeutrage des encadrements de fenêtres et de portes est nécessaire mais insuffisant ! Une fois qu’elles sont entrées, l’aspirateur permet de les rassembler mais ensuite il faut brûler le sac ou le congeler durant 24h. Ces petites bêtes sont résistantes ! Des laboratoires travail à concevoir des pièges à phéromone pour les attirer.

Alors, comment faire si on souhaite utiliser la coccinelle dans le jardin ? Si votre jardin est naturellement exempt de coccinelles, indigènes ou asiatiques, et que les pucerons affectionnent vos plantes, essayez d’introduire des coccinelles indigènes. Soit vous en trouvez dans la nature et en créant un hôtel à insectes dans votre jardin, vous l’acclimatez, soit vous achetez des larves. Mais, attention, n’achetez que des coccinelles certifiées indigènes car si en Suisse, Grande-Bretagne et Belgique la coccinelle asiatique est interdite de vente, cette interdiction ne s’applique pas à la France.

Pour aller plus loin :  l’INRA propose un dossier très intéressant soulevant deux conséquences de l’invasion progressive d’un « outil de lutte biologique ».

– L’homme a-t-il le droit de manipuler la nature ?

–  Politiquement, la coccinelle ne connaissant pas les frontières et envahissant sans complexe des pays ne l’ayant pas volontairement souhaité sur leur territoire, ne va t-elle pas indirectement provoquer des tensions entre pays voisins ?

http://www7.inra.fr/opie-insectes/pdf/i136san_martin-et-al.pdf

http://www7.inra.fr/opie-insectes/pdf/i136san_martin-et-al.pdf